lundi 23 mai 2011

Pour ou contre? Mais pourquoi donc est-ce que ce serait de vos affaires?

C'est en 2005 que mon combat personnel pour la liberté de choix a débuté.

J'étais encore à l'université, à finir mon bacc, enceinte de 5 mois de fiston #1...  J'étais (et je suis encore) une caféinomane, mais enceinte, j'avais réduit ma consommation à 2 ou 3 tasses par jour. 
Lors d'une pause trop bien méritée d'un cours un peu trop long, je me retrouve avec mon BFF dans une file pour aller me chercher un bon petit café.  Nous allons toujours au café du département des sciences politiques, car en plus d'être moins cher, il est très bon!  Rendu à la caisse, je demande mon café.  Le préposé me répond:"Un déca, j'espère?" en m'enlignant la bedaine...  "Non, un vrai"  Monsieur l'Ardent défenseur du droit à la syndicalisation des fourmis noires communes d'Amérique du Nord décide qu'il est devenu mon médecin?  Je lève un peu le ton et lui redemande mon café, qu'il fini par me donner en me lançant, tout bonnement :"Au moins, tu vas allaiter, j'espère.  C'est un choix de société, tu sais."   J'entends des "franchement!" et des "mais de quoi il se mèle lui?" dans la file derrière moi. C'est alors que je perds mon calme, mais pas mon sourire...  "Non, ce n'est pas un choix de société, mais bien un choix personnel.  La société n'élèvera pas mon enfant, mais bien moi, et ce n'est ni la société qui va payer le lait, les biberons, les couches et tout le reste alors la société n'a pas à s'en mêlé.  Alors si un jour tu as des enfants, tu les allaiteras et ils têteront du poil et du patchouli!"  (Bon, la dernière phrase était peut-être de trop, mais c'est celle qui m'A fait le plus de bien sur le coup.  On peut blâmer mes hormones...)  Et je repars avec mon café, suivi de on BFF qui rit aux éclats, les gens dans la file aussi, et le caissier qui rougit de s'être fait remettre à sa place.

Après la naissance de chacun de mes enfants, même de parfaits inconnus me posaient la fameuse question :"L'allaites-tu?"  Ne me demandez pas si j'allaite, car la paire de seins, elle m'appartient!  Et toc!  Peu importe les raisons qui m'ont poussé à choisir comment nourrir mes enfants, ça ne regarde que moi!  C'est Claire Pimparé qui nous a appris, en chantant, que "Mon corps, c'est mon corps!  Ce n'est pas le tien!" 
Les premières questions à poser ne devraient pas plutôt être :"comment vas-tu?  et comment va bébé?" au lieu de savoir ce que je fais de ma poitrine?

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Haha!! J'me rappelle tellement de cette histoire là!! Non mais quel con!!

Bravo pour ton blog; j'aime bien te lire! :o)

MH Basque

Miss M a dit…

Merci de prendre le temps de me lire;)